Biographie Presse

"Les figures de Miodrag Tasic ne vont plus jamais cesser leur enseignement en vous. Vous allez vivre avec leur absence et l’interrogerez jour après jour ; vous sortirez de votre vie de grandes zones que vous croyiez une fois pour toutes calmes et lumineuses et goûterez en elles une étrangeté inconnue ; vous vous heurterez à leurs questionnements têtus, aux conversations qu’elles engageront sans trêve entre elles et avec les autres personnes du monde, à leurs chants solitaires, rauques, comme désaccordés, à leur respiration courte. Nouvelle joie et nouvelle inquiétude, bonheur et malheur mêlés, l’œuvre d’un artiste vous est née."

in Miodrag Tasic par Raphaël Monticelli, aux éditions du Ricochet, 1997

"Humain trop humain, des personnages en chair et en hausse se hissant sur la pointe des pieds ou suspendus sur un fil. Le poids des ans est là et les plis de la peau sont autant de stigmates sur ces corps en état de graisse. Mais la lourdeur de ces êtres n’est jamais insoutenable."

in “Miodrag Tasic : l’art de la chair” par Gérard Clétil, L’Avenir – Côte d’Azur, 1998

"Tasic possède une technique incroyable d’une minutie extrême, ";une sculpture classique dans un esprit contemporain". Il construit des personnages dans des bronzes étonnants, des corps difformes des plis et des replis de la peau à la limite de la caricature et de l’équilibre des corps sans âge. Tasic dans sa sculpture observe le monde... Œuvre du silence et de l’observation."

in “Tasic, lauréat de la XIIIe Biennale de l’U.M.A.M.” par Frédéric Altmann, Nice-Matin, 1993

 

LE SCULPTEUR TASIC !
NOTRE COUP DE COEUR DU MOIS DE MAI


Tasic nous reçoit dans son atelier de Marseille, au cœur du quartier populaire de la Belle de Mai, Boulevard National.

L’atelier c’est le lieu où prennent naissance toutes ces figures humaines, que crée le sculpteur.
Ici le travail, se pratique suivant les règles les plus anciennes de la sculpture qui remontent à la Haute Antiquité : travail à la cire perdue, création de l’œuvre en cire, puis fabrication de l’empreinte, qui permettra le moule en cire qui servira en fonderie à couler le bronze.

Au milieu des bronzes, les étages de créations de cires, poussiéreuses pour certaines, des morceaux de corps, bras, pieds en attente, des tables de travail, des établis, une multitude d’outils, un ordonnancement méticuleux qui préside au mystère de ce qui se passe.
Nous sommes dans la maison de l’Art au sens ancien, au sens Renaissant du terme mais aussi au sens extrêmement contemporain du mot. L’œuvre de TASIC se nourrit de ce mélange entre un classicisme, de volume, de relief, de figuratif et l’évasion délirante vers le rêve, l’imagination d’un univers totalement inconnu.
Son immense technique, son savoir faire, sa maîtrise du geste opère la magie d’une création qui plisse, plie, tord, boursoufle contraint peaux et corps : de ces méandres, de ces formes, des chairs naissent ces créatures : des œuvres d’art. On peut penser à des liens de filiation, avec des artistes comme Cellini, Bellmer, ou plus proches de nous César, voir même un peintre comme Bacon : reliance magique, alchimique d’une appartenance traversant le temps. N’est-ce point ce que Malraux nommait Art. La sculpture de TASIC donne vie.

Biographie :
TASIC [Miodrag Tasic] est né en 1954 à Belgrade, ex Yougoslavie, a vécu jusqu’à l’adolescence à Split. Sa famille et lui-même ont émigré en 1967 pour la France. Il a vécu longtemps à Nice et à Villefranche-sur-Mer dans les Alpes- Maritimes. Il s’adonne très jeune à la sculpture, dès les années 70. Il démarre le travail à la cire perdue et le bronze à partir de 1982 dans l’atelier de Villefranche / mer.

  • Fonderie Guyot. (Golf-Juan)
  • Fonderie Arte Venturi (Bologne, Italie)
  • Fonderie : Barthélémy Art boursoufle (Crest, Drôme)
Il participe à de nombreuses expositions.
  • Art Jonction international 1990 (Cannes),
  • Prix des Musées de Nice, 1993, 13ème Biennale, UMAM. Nice,
  • Galerie Matarasso, Nice,1994
  • Festival des arts. Beaulieu sur mer, 1997,
  • Galerie Louis. Paris, Mairie 6ème Paris, 2002
  • La Ferme des arts. Vaison-la-Romaine, 2003
  • « Escale contemporaine » Mougins. 2007,
  • « Le Fonds de scène » TASIC au Château Valrose. Nice, 2009,
  • CCIMP. Marseille, 2015,
  • Galerie Marcilhac. Paris, 2016
    Galerie David Pluskwa, Marseille -Saint-Tropez Palais de l’Europe. Menton, 2016
  • Riviera gallery. Nice, 2017

Après de longues années sur la Côte d’Azur Tasic a décidé de s’installer à Marseille où il vit et travaille depuis 2000.
Tasic est collectionné dans le monde entier de Miami à Dubaï en passant par Londres et Paris.

Ses galeries : Galerie Laure Matarasso, Nice Riviera Galerie. Nice Gaudio Group.Monaco Vieceli.Cannes Galerie Pigments. Lurs Ars Nova. Marseille.

Monographie : TASIC / Jean-Paul Potron.- Editions Giletta, Nice, 2011

Ses œuvres sont numérotées de 1 à 8, signées, cachet du fondeur, suivant la législation en vigueur pour les originaux en bronzes.
Crédits photos : Robert POULAIN Journaliste JS

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MIODRAG TASIC

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Textes de Jean-Paul Potron

De la surprise assurément, de la réserve souvent, de l’aversion peut-être, de l’attirance aussi : l’éventail des sentiments éprouvés lors d’une première rencontre avec les bronzes de Miodrag Tasic se déploie largement. Ces statues ne laissent personne indifférent, tant elles dégagent une inquiétante étrangeté, tant elles installent le doute en chacun de nous : ont-elles été inspirées par des modèles humains? Ces « objets inanimés » ne pourraient-ils pas exister un jour? Les représentations du visage et du corps humain nu, en effet, tendent un miroir dans lequel notre égocentrisme ne peut s’empêcher de voir un reflet de nous-mêmes, réel, rêvé ou refoulé. Un dialogue silencieux s’établit entre la sculpture et le spectateur. Comme la poésie, la statue nous renvoie à quelque chose d’essentiel, qui pourrait bien être la conscience de notre propre réalité physique. Quelle émotion, quelle vision, quel message l’artiste cherche-t-il donc à faire passer? Face à ces bronzes nous voici dérangés, non seulement dans notre perception, mais aussi dans nos acquis culturels, voire dans nos bases conceptuelles.

JEAN-PAUL POTRON
Bibliothécaire au musée d’Art et d’Histoire de Nice depuis 1988, secrétaire de rédaction de la revue Nice historique, il est l’auteur de plusieurs publications sur la région.

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